Là où le silence touche la lumière

L’eau frissonne sous la caresse du vent, éclats argentés se mêlant à l’ombre. Elle s’y attarde, les pieds ancrés dans le silence liquide, les épaules drapées d’un tissu froissé par la nuit. Chaque reflet déforme le présent, l’étire dans une attente infinie. Il y a, dans l’immobilité du moment, une promesse suspendue, un souffle retenu entre lumière et obscurité. Rien ne presse, le temps s’étire, et le murmure de l’eau se mêle aux pensées qui dérivent.

Etta
Allemagne, 12 mai 2024

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